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Syndrome de Guillain-Barré
Le syndrome de Guillain-Barré est une atteinte des nerfs périphériques (voir plus loin) caractérisée par une faiblesse voire une paralysie progressive, débutant le plus souvent au niveau des jambes et remontant parfois jusqu’à atteindre les muscles de la respiration puis les nerfs de la tête et du cou. Ce syndrome est aussi appelé polyradiculonévrite aiguë inflammatoire, ou encore polyradiculonévrite aiguë post-infectieuse car il survient souvent après une infection. Dans la majorité des cas, les personnes atteintes récupèrent leurs capacités physiques au bout de 6 à 12 mois.
Voir Orphanet.
Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est le terme utilisé pour décrire un spectre de neuropathies post-infectieuses rares qui surviennent en général chez des sujets jusque là en bonne santé. Le spectre clinique du SGB est hétérogène et comprend la polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire aiguë (PDIA), deux neuropathies axonales, dont une forme motrice pure (neuropathie axonale motrice aiguë, AMAN), et une forme sensitivo-motrice (neuropathie axonale sensitivo-motrice aiguë, AMSAN), le syndrome de Miller-Fisher (voir ces termes) et quelques autres variantes régionales.
ORPHA:2103
Résumé
Epidémiologie
L'incidence annuelle globale du SGB est de 1/91.000 à 1/55.000. En Europe et en Amérique du Nord, la PDIA est la forme la plus fréquente de SGB (environ 90% des cas), c'est pourquoi les termes SGB et PDIA sont utilisés comme synonymes dans les pays occidentaux. Les formes axonales représentent seulement 3 à 5 % des cas dans ces pays mais sont beaucoup plus fréquentes (30 à 50% des cas de SGB) en Asie et en Amérique latine.
Etiologie
Dans la majorité des cas, une maladie infectieuse précède l'apparition de la faiblesse des membres, et il s'agit le plus souvent d'une infection inaugurale par Campylobacter jejuni. Des cas de SGB ont aussi été rapportés après une vaccination ou une intervention chirurgicale.
Prise en charge et traitement
Le traitement repose sur l'administration rapide d'immunoglobulines par voie intraveineuse (IgIV) ou une plasmaphérèse. La kinésithérapie et la rééducation sont aussi importantes.
Pronostic
Le pronostic varie en fonction du type de SGB et peut aller de la récupération complète à l'incapacité de marcher six mois après le début de la maladie, voire au décès.
Dernière mise à jour : décembre 2009 - Editeur(s) expert(s) : Pr P.A. [Pieter] VAN DOORN