Notre attention a été attirée par les publications de la Fondation France Sclérose en plaques (FSEP), notamment sa publication trimestrielle «INFLUX», tout particulièrement le n° 9 d'août 2026 et l'article du Pr Céline LOUAPRE (Institut du Cerveau, La Pitiè-Salpétrière, équipe STANKOFF) sur «La réparation de la myéline dans la sclérose en plaques». Pour nos lecteurs, il convient de préciser ce qu'est la Sclérose en plaques, une maladie auto-immune «qui provoque des perturbations cognitives, émotionnelles, motrices, sensitives ou visuelles et survient à la suite de l’attaque du système immunitaire d’une personne contre son propre système nerveux central (cerveau et moelle épinière).». Nous voici devant une neuropathie qui attaque la myéline des nerfs, tout comme le syndrome de Guillain-Barré qui attaque la myéline des nerfs issus (raccordés) à la moëlle épinière. La remyélinisation (réparation de la myéline) fait aussi l'objet de la description du projet de recherche mené par le Dr. Sarah MOYON (Université Aix-Marseille, Laboratoire Moyon) sur l'impact de l'âge sur la remyélinisation. Le numéro d'Influx [date supposée de février 2026] nous expose l'interview d'un chercheur (p. 7), le professeur Eric THOUVENOT (CHU de Nîmes et IGF de Montpellier). Cette page traite de l'influence du déséquilibre du microbiote sur les traitements de la sclérose en plaques.
Nous empruntons aux revues INFLUX de larges extraits en essayant de comprendre ce que le parallélisme entre SEP et SGB peut apporter au Syndrome de Guillain-Barré (SGB).
1 - Le parallèlisme SEP-SGB
Dans les nerfs concernés par les deux pathologies, il y a un point commun : l'attaque auto-immune d'une substance fondamentale, la myéline. Qu'il s'agisse de SEP ou de SGB, la myéline est une enveloppe riche en lipides (graisses) et en protéines qui s'enroule autour des axones des neurones (fibre prolongeant l'axone) pour former une gaine isolante. La différence tient au mode de production de cette substance. L'Institut du cerveau fournit toutes les explications complémentaires à ce sujet.
- Oligodendrocytes (ODC) dans le système nerveux central (cerveau et moelle épinière).
- Cellules de Schwann (CS) dans le système nerveux périphérique (nerfs).
La question se pose de savoir si les résultats obtenus par la recherche sur les ODC-SEP sont généralisables aux cellules de Schwann ? La recherche sur le SGB est peu affichée.
2 - La réparation de la myéline
Le parallélisme SEP-SGB s'arrête-t-il là ? L'évolution des deux pathologies différe sensiblement. Si dans les deux cas la fibre nerveuse perd sa protection, la fibre nerveuse (axone) elle-même peut être détruite, sectionnée. La question se pose de l'utilité de la réparation de la myéline (remyélinisation). L'auteur de l'article affirme que «la réparation de la myéline ne peut plus lui] être utile [, à la fibre». Nous ne sommes pas en mesure de contredire un professeur de médecine s'exprimant sur la SEP. La question se pose pour le SGB. Il existerait des cas de régénération de l'axone, la myéline réparée par les cellules de Schwann formerait un tube qui guiderait l'extrémité de l'axone. En serait-il de même pour une réparation par les oligodendrocytes dans le cas de la SEP ?
Ce qui est certain, nous citons «pour les fibres qui ont perdu leur myéline mais qui restent intactes, la remyélinisation est précieuse». Nous citons :
Favoriser la réparation de la myéline ne suffit pas, il faut aussi protéger les fibres nerveuses.
Comment procèder dans le cas des deux pathologies ?
Une seconde question se pose, nous citons :
Qu'est-ce qui bloque la réparation de la myéline ?
Il est question d'une inflammation qui persiste sur place dans le cas de la SEP. Ce sont les cellules microgliales du cerveau qui peuvent intervenir en entretenant un environnement défavorable. Ces cellules existent-elle dans les nerfs rachidiens concernés par le SGB ?
Une troisième question se pose, nous citons :
Comment favoriser la réparation de la myéline ?
Les travaux sont menés pour mettre en évidence comment les cellules de réserve se transforment en oligodendrocytes matures réparateurs de la myéline. Le cerveau et la moëlle épinière sont concernés ? Qu'en est-il des cellules de Schwann des nerfs rachidiens.
3 - Favoriser la réparation de la myéline
En France, nous citons «des équipes de recherche contribuent à mieux comprendre les voies biologiques qui commandent cette maturation». Nous, à l'AFCSGB, sommes preneurs de savoir qui fait quoi. Ce qui se passe dans le système nerveux (cerveau, moelle épinière, nerfs rachidens) nous intéresse au plus haut point.
Nous notons que des travaux donne des espoirs pour demain avec pluisieurs voies de recherche, selon la professeure LOUAPRE, nous résumons :
- Première voie : identifier de nouvelles molécules et de nouvelles voies de traitement pour relancer la remyélinisation.
- Seconde voie : comment mesurer la remyélinisation en vue de la prévention du handicap à long-terme.
- Troisème voie : comment mener les essais cliniques, des essais plateformes ? en vue de tester plusieurs molécules.
Nous ne disposons pas pour le moment de moyens financiers permettent d'intervenir pour flècher les recherches sur le SGB
Conclusion
Un legs nous a été fourni en janvier 2026 à la suite du décès le 13 janvier 2026 d'un artisan métallier. Ce legs est partagé avec l'Association des Sclérodermiques de France. Un appartement doit être vendu en Alsace sous contrôle d'un notaire et de son agent immobilier partenaire. Nous contacterons les chercheurs que nous avons découvert et nous rapprocherons de France SEP pour mettre à profit les dernières avancées sur cette neuropathie avec ses similitudes et ses différences.
Raymond GIMILIO
Docteur non-médecin en sciences biologiques
Président de l'AFCSGB
